๐ก๐ด๐ผ๐ฟ๐ผ๐ถ๐, ๐ผ๐̀ ๐ฒ๐๐ ๐ฝ๐ฎ๐๐๐ฒ́๐ฒ ๐น๐ฎ ๐ณ๐น๐ฎ๐บ๐บ๐ฒ ?
Ngor, terre fiรจre bercรฉe par les vagues,
Roches et sables mรชlรฉs, oรน la mer divague,
Dans ton souffle, jadis, rรฉgnait la passion,
Aujourd’hui, je te demande, oรน sont nos visions ?
La volontรฉ s’endort sous le poids du temps,
Et l’ambition vacille, emportรฉe par le vent.
Nos pirogues voguaient, conquรฉrantes et libres,
Mais nos cลurs hรฉsitent, comme des cendres au givre.
Manquons-nous de rรชves, d’รฉlan et d’ardeur ?
Ou craignons-nous l’effort, la sueur, la douleur ?
Les รฉtoiles veillent, tรฉmoins de nos promesses,
Mais nos pas sont lents, hรฉsitants dans l’allรฉgresse.
Oh Ngorois, lรจve-toi, retrouve la lumiรจre,
Rassemble tes forces, ta flamme lรฉgendaire.
Dans l’unitรฉ naรฎtra la puissance des espoirs,
Et notre village brillera de gloire chaque soir.
Car en nous sommeille une richesse infinie,
Un trรฉsor d’amour, de courage et de vie.
Alors embrassons l’avenir, la mer et le ciel,
Et faisons de Ngor une รฉtoile รฉternelle.
Amiharbi Eyeug