vendredi 7 fรฉvrier 2025

 ๐—Ÿ๐—ฒ ๐—–๐—ต๐—ฎ๐—ป๐˜ ๐—ฑ๐˜‚ ๐—ฉ๐—ฟ๐—ฎ๐—ถ ๐—ฑ๐—ฎ๐—ป๐˜€ ๐˜‚๐—ป ๐— ๐—ผ๐—ป๐—ฑ๐—ฒ ๐—ฑ'๐—ข๐—บ๐—ฏ๐—ฟ๐—ฒ๐˜€


Dire vrai, un art que l'on fuit,
Dans un monde noyรฉ de bruits,
Oรน l’hypocrisie rรจgne en reine,
Et le mensonge coule dans nos veines.

Au Sรฉnรฉgal, comme ailleurs,
La vรฉritรฉ tremble face ร  la peur,
Des รฉlites qui trahissent leurs serments,
Manipulant les foules en plein tourment.

Les masses, bercรฉes d’illusions,
Refusent souvent la rรฉflexion,
Prรฉfรฉrant des rรชves forgรฉs de rien,
ร€ la clartรฉ qui leur tend la main.

Les mรฉdias dansent, entre deux feux,
Servant des vรฉritรฉs ร  moitiรฉ, des aveux,
Des rรฉcits tordus pour plaire aux maรฎtres,
Oubliant la mission d’รฉclairer nos รชtres.

Mais dire vrai, c’est briser les chaรฎnes,
C’est affronter l’orage, porter sa peine,
C’est regarder l’injustice dans les yeux,
Et refuser de courber l’รฉchine devant les dieux.

ร” Sรฉnรฉgal, terre de courage,
Retrouve la force de tourner la page,
Que la vรฉritรฉ, mรชme rude, soit ton flambeau,
Pour illuminer les plaines, les montagnes, les eaux.

Car si la vรฉritรฉ est un chemin d’รฉpines,
Elle mรจne toujours ร  des cimes divines,
Oรน la justice fleurit, oรน l’amour triomphe,
Et oรน les mensonges s’effacent dans le silence.

Alors, qu’importe les rumeurs, les haines,
Ose dire vrai, mรชme si รงa peine,
Car dans l’รฉcho des paroles sincรจres,
Rรฉside l’espoir d’un avenir clair.

 ๐—Ÿ๐—ฒ๐˜€ ๐—ฐ๐—ต๐—ฎ๐—ถ̂๐—ป๐—ฒ๐˜€ ๐—ถ๐—ป๐˜ƒ๐—ถ๐˜€๐—ถ๐—ฏ๐—น๐—ฒ๐˜€


Quinze ans aprรจs les feux de guerre,
Sous l’รฉclat trompeur d’une lumiรจre,
Paris tend la main, octroie l’indรฉpendance,
Mais garde l’emprise, en silence.

Libertรฉ promise, libertรฉ volรฉe,
Un empire camouflรฉ dans l’ombre restait.
Militaire, monรฉtaire, diplomatique, culturel,
Des mรฉcanismes tissรฉs comme un filet cruel.

Dans l’ombre, des pactes scellรฉs dans le vice,
Une danse morbide de crimes complices.
Les รฉlites corrompues, complices silencieux,
Tendent leurs mains pour des miettes prรฉcieuses.

Et les peuples, spectateurs de cette mascarade,
Portent le fardeau d’une histoire malade.
Les autocrates, amis fidรจles de la France,
Rรจgnent sans honte, nourris de son absence.

Promesses de rupture, paroles d’airain,
Mais les prรฉsidents passent, et le systรจme tient.
Un empire fantรดme, ร  peine voilรฉ,
Qui รฉcrase les voix et dรฉvore la vรฉritรฉ.

Aujourd’hui, les vents de rรฉvolte s’รฉlรจvent,
Des peuples debout, d’espoirs qui se relรจvent.
FrancAfrique, ton rรจgne s’effrite sous les cris,
Car l’avenir appartient ร  ceux qui disent ๐—ก๐—ผ๐—ป au mรฉpris.

 ๐—ข๐˜‚๐—บ๐—ฎ๐—ฟ ๐—•๐—น๐—ผ๐—ป๐—ฑ๐—ถ๐—ป ๐——๐—ถ๐—ผ๐—ฝ , ๐—˜́๐˜๐—ผ๐—ถ๐—น๐—ฒ ๐—ฃ๐—ผ๐—น๐—ฎ๐—ถ๐—ฟ๐—ฒ ๐—ฑ๐—ฒ ๐—น๐—ฎ ๐—๐—ฒ๐˜‚๐—ป๐—ฒ๐˜€๐˜€๐—ฒ ๐—ฆ๐—ฒ́๐—ป๐—ฒ́๐—ด๐—ฎ๐—น๐—ฎ๐—ถ๐˜€๐—ฒ


Jeunesse du Sรฉnรฉgal, lรจve les yeux,
Vois l’รฉtoile qui brille au milieu des cieux.

C’est Omar Blondin, lumiรจre d’espoir,
Un phare dressรฉ contre le dรฉsespoir.
Il naquit dans l’ombre des jours incertains,
Mais forgea ses armes, plume en main.

ร€ Paris, sous les pavรฉs de Mai 68,
Il hurla justice, libertรฉ, sans limites.
Revenu au pays pour briser les chaรฎnes,
Il osa dรฉfier l’oppression et la haine.

Face au pouvoir, il resta debout,
Son cล“ur battant pour le peuple, avant tout.
Mais le rรฉgime, craignant sa lumiรจre,
ร‰teignit sa vie dans une cellule amรจre.
Gorรฉe, l’รฎle des larmes, porte son nom,
Lieu d’un martyre, d’une rรฉpression sans pardon.

Jeunesse, Blondin t’appelle ร  l’รฉveil,
ร€ raviver la flamme, ร  briser le sommeil.
Ses rรชves, c’รฉtaient les tiens, nรฉs d’une terre,
Un Sรฉnรฉgal juste, un avenir ร  faire.

Il disait : "๐๐ž ๐ฉ๐ฅ๐ข๐ž๐ณ ๐ฉ๐š๐ฌ ๐๐ž๐ฏ๐š๐ง๐ญ ๐ฅ’๐ข๐ง๐ฃ๐ฎ๐ฌ๐ญ๐ข๐œ๐ž,
๐’๐จ๐ฒ๐ž๐ณ ๐๐ž๐ฌ ๐ฏ๐จ๐ข๐ฑ ๐œ๐จ๐ง๐ญ๐ซ๐ž ๐ฅ’๐š๐›๐ข̂๐ฆ๐ž ๐๐ฎ ๐ฏ๐ข๐œ๐ž.
๐Ž๐ฌ๐ž๐ณ ๐ฉ๐ž๐ง๐ฌ๐ž๐ซ, ๐œ๐ซ๐ž́๐ž๐ซ, ๐ฏ๐จ๐ฎ๐ฌ ๐›๐š๐ญ๐ญ๐ซ๐ž,
๐‚๐จ๐ง๐ญ๐ซ๐ž ๐ฅ๐š ๐ฉ๐ž๐ฎ๐ซ, ๐ฉ๐จ๐ฎ๐ซ ๐ฎ๐ง๐ž ๐ฏ๐ข๐ž ๐ฉ๐ฅ๐ฎ๐ฌ ๐ž́๐ช๐ฎ๐ข๐ญ๐š๐›๐ฅ๐ž."

Apprends de Blondin, de son engagement,
De son sacrifice pour un monde diffรฉrent.
Il t’a lรฉguรฉ sa force, ses idรฉes, ses luttes,
Ne laisse pas ses combats devenir des chutes.

Jeunesse, sois comme lui, audacieuse,
Refuse l’oppression, sois prรฉcieuse.
Debout, marche avec fiertรฉ et raison,
Pour รฉcrire un Sรฉnรฉgal en rรฉbellion.

Blondin vit en toi, dans tes rรชves, tes pas,
Son esprit guide, รฉclaire et mรจne ton combat.
Fais vivre son nom, porte-le dans l’histoire,
Pour qu’il demeure l’รขme de notre victoire.

 ๐—Ÿ๐—ฒ๐˜€ ๐—™๐—ถ๐—น๐˜€ ๐—œ๐—ป๐˜ƒ๐—ถ๐˜€๐—ถ๐—ฏ๐—น๐—ฒ๐˜€


Sous un ciel chargรฉ de mensonges tissรฉs,
Des mains habiles trament des vรฉritรฉs biaisรฉes.
La diversion, leur arme premiรจre,
Un รฉclat de lumiรจre pour masquer l’enfer.

๐ˆ๐ฅ๐ฌ ๐œ๐ซ๐ž́๐ž๐ง๐ญ ๐๐ž๐ฌ ๐ญ๐ž๐ฆ๐ฉ๐ž̂๐ญ๐ž๐ฌ ๐๐š๐ง๐ฌ ๐๐ž๐ฌ ๐ž๐š๐ฎ๐ฑ ๐œ๐š๐ฅ๐ฆ๐ž๐ฌ,
Pour mieux forger des chaรฎnes sous leurs charmes.
Le peuple, รฉbloui, rรฉclame des fers,
Acceptant l’injustice comme un mal nรฉcessaire.

๐‹๐ž ๐๐ž́๐ ๐ซ๐š๐๐ž́, ๐ฎ๐ง๐ž ๐๐จ๐ฎ๐œ๐ž ๐ž́๐ซ๐จ๐ฌ๐ข๐จ๐ง,
Change les รขmes sans grande รฉmotion.
D’un pas feutrรฉ, l’inacceptable s’impose,
Comme une ronce qui lentement explose.

๐„๐ญ ๐ช๐ฎ๐š๐ง๐ ๐ฏ๐ข๐ž๐ง๐ญ ๐ฅ๐ž ๐ฆ๐จ๐ฆ๐ž๐ง๐ญ ๐๐ฎ ๐ฌ๐š๐œ๐ซ๐ข๐Ÿ๐ข๐œ๐ž,
Ils offrent un dรฉlai, en robes d’artifice.
L’espoir d’un futur toujours plus radieux,
Aveugle les cล“urs, rend les esprits pieux.

๐‹๐ž๐ฌ ๐๐ข๐ฌ๐œ๐จ๐ฎ๐ซ๐ฌ ๐’๐ž๐ง๐Ÿ๐š๐ง๐ญ ๐š๐ฎ๐ฑ ๐ฆ๐จ๐ญ๐ฌ ๐ฌ๐ข ๐๐จ๐œ๐ข๐ฅ๐ž๐ฌ,
Tissent des berceuses aux accents futiles.
Comme des marionnettes, l’esprit s’endort,
Guidรฉ par des paroles qui sonnent ร  tort.

๐€๐ฅ๐จ๐ซ๐ฌ ๐ฏ๐ข๐ž๐ง๐ญ ๐ฅ’๐ž́๐ฆ๐จ๐ญ๐ข๐จ๐ง, ๐ญ๐จ๐ซ๐ซ๐ž๐ง๐ญ ๐ฏ๐ข๐จ๐ฅ๐ž๐ง๐ญ,

Balayant la rรฉflexion d’un souffle troublant.
La peur s’installe, les dรฉsirs s’รฉveillent,
Les pensรฉes critiques sombrent dans leur sommeil.

๐ƒ๐š๐ง๐ฌ ๐ฅ’๐ข๐ ๐ง๐จ๐ซ๐š๐ง๐œ๐ž, ๐ข๐ฅ๐ฌ ๐ฉ๐ฅ๐จ๐ง๐ ๐ž๐ง๐ญ ๐ฅ๐ž๐ฌ ๐ฆ๐š๐ฌ๐ฌ๐ž๐ฌ,
Un gouffre bรฉant oรน l’รฉducation se lasse.
Les clรฉs du savoir restent sous leur garde,
Creusant l’abรฎme entre les serfs et les bardes.

๐‹๐š ๐ฆ๐ž́๐๐ข๐จ๐œ๐ซ๐ข๐ญ๐ž́ ๐๐ž๐ฏ๐ข๐ž๐ง๐ญ ๐ฅ’๐ž́๐ญ๐ž๐ง๐๐š๐ซ๐,
On cรฉlรจbre le vide comme un art.
La sagesse moquรฉe, l’esprit dรฉchu,
Le monde se vautre dans un rรชve inconnu.

๐๐ฎ๐ข๐ฌ ๐ฏ๐ข๐ž๐ง๐ญ ๐ฅ๐š ๐œ๐ฎ๐ฅ๐ฉ๐š๐›๐ข๐ฅ๐ข๐ญ๐ž́, ๐ฏ๐ž๐ง๐ข๐ง ๐ฌ๐ฎ๐›๐ญ๐ข๐ฅ,
L’รขme se brise sous ce poids fragile.
Chacun se blรขme, se voit impuissant,
Pendant que le systรจme triomphe en souriant.

๐Œ๐š๐ข๐ฌ ๐๐š๐ง๐ฌ ๐ฅ’๐จ๐ฆ๐›๐ซ๐ž, ๐ข๐ฅ๐ฌ ๐ฌ๐š๐ฏ๐ž๐ง๐ญ, ๐ข๐ฅ๐ฌ ๐จ๐›๐ฌ๐ž๐ซ๐ฏ๐ž๐ง๐ญ,
Ils scrutent nos cล“urs, nos รขmes qu’ils pervertissent.
Leur science, un miroir oรน l’on s’efface,
Leur pouvoir, un labyrinthe oรน l’on trรฉpasse.

Et pourtant, sous cette toile savamment tissรฉe,
L’espoir demeure, fragile, insensรฉ.
Car dans chaque cล“ur brรปle une รฉtincelle,
Un souffle de libertรฉ, pur et rebelle.

Amiharbi Eyeug

 ๐—Ÿ๐—ฒ๐˜€ ๐—™๐—น๐—ฎ๐—บ๐—บ๐—ฒ๐˜€ ๐—ฑ๐˜‚ ๐—ฆ๐—ผ๐—น๐—ฒ๐—ถ๐—น – ๐—Ÿ๐—ฒ ๐—ฅ๐—ฒ́๐˜ƒ๐—ฒ๐—ถ๐—น ๐—ฑ๐—ฒ ๐—น๐—ฎ ๐—ก๐—ฎ๐˜๐—ถ๐—ผ๐—ป



Sous le soleil brรปlant de la terre des Lions,
Un feu sacrรฉ s’รฉlรจve dans les foyers et les maisons.
Le Sรฉnรฉgal, dressรฉ, rugit dans l’horizon,
Conduit par ๐Ž๐ฎ๐ฌ๐ฆ๐š๐ง๐ž ๐’๐จ๐ง๐ค๐จ , son รฉclat, sa raison.

๐ˆ๐ฅ๐ฌ ๐ง๐ž ๐๐ž́๐ญ๐จ๐ฎ๐ซ๐ง๐ž๐ซ๐จ๐ง๐ญ ๐ฉ๐ฅ๐ฎ๐ฌ ๐ฅ๐ž๐ฎ๐ซ๐ฌ ๐ฒ๐ž๐ฎ๐ฑ,
De l’avenir volรฉ, des rรชves silencieux.
Les stratรฉgies de diversion sont dรฉmasquรฉes,
Face ร  la clartรฉ d’un peuple รฉveillรฉ.

๐‚๐ซ๐ž́๐ž๐ซ ๐๐ž๐ฌ ๐œ๐ซ๐ข๐ฌ๐ž๐ฌ ๐ฉ๐จ๐ฎ๐ซ ๐ฆ๐ข๐ž๐ฎ๐ฑ ๐๐จ๐ฆ๐ข๐ง๐ž๐ซ?
La jeunesse rรฉpond : ๐™‰๐™ค๐™ช๐™จ ๐™จ๐™ค๐™ข๐™ข๐™š๐™จ ๐™ฅ๐™ง๐™š̂๐™ฉ๐™จ ๐™–̀ ๐™ก๐™ช๐™ฉ๐™ฉ๐™š๐™ง.
Pas de peur face aux tempรชtes fabriquรฉes,
Ils avancent en rangs, la tรชte levรฉe.

๐…๐ข๐ง๐ข ๐ฅ๐ž ๐ฉ๐จ๐ข๐ฌ๐จ๐ง ๐๐ž๐ฌ ๐ฉ๐ซ๐จ๐ฆ๐ž๐ฌ๐ฌ๐ž๐ฌ ๐๐ข๐Ÿ๐Ÿ๐ž́๐ซ๐ž́๐ž๐ฌ,

Les sacrifices d’hier n’ont rien apportรฉ.
Sonko, chef de file, incarne la lumiรจre,
Guidant les cล“urs loin des promesses amรจres.

๐€๐ฌ๐ฌ๐ž๐ณ ๐๐ž๐ฌ ๐๐ข๐ฌ๐œ๐จ๐ฎ๐ซ๐ฌ ๐š̀ ๐ฅ’๐ž๐ง๐Ÿ๐š๐ง๐ญ๐ข๐ง ๐ฏ๐ž๐ซ๐ง๐ข๐ฌ,
Nous ne sommes ni sourds, ni rรฉduits ร  l’oubli.
Chaque mot doit vibrer d’une vรฉritรฉ sincรจre,
Chaque geste doit porter l’espoir d’une terre.

๐‹’๐ž́๐ฆ๐จ๐ญ๐ข๐จ๐ง ๐ช๐ฎ’๐ข๐ฅ๐ฌ ๐›๐ซ๐š๐ง๐๐ข๐ฌ๐ฌ๐ž๐ง๐ญ ๐ฉ๐จ๐ฎ๐ซ ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฉ๐ข๐ž́๐ ๐ž๐ซ,
Rencontre un esprit critique prรชt ร  juger.
Les larmes, la peur, les fausses promesses,
N’รฉteindront jamais notre soif de noblesse.

๐Ž๐ง ๐ฏ๐จ๐ฎ๐ฅ๐š๐ข๐ญ ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ž๐ง๐Ÿ๐ž๐ซ๐ฆ๐ž๐ซ ๐๐š๐ง๐ฌ ๐ฅ’๐ข๐ ๐ง๐จ๐ซ๐š๐ง๐œ๐ž,
Mais nos esprits, aiguisรฉs, brisent la souffrance.
Le savoir est une arme que nous maรฎtrisons,
Et dans cette guerre, nous prenons position.

๐‹๐š ๐ฆ๐ž́๐๐ข๐จ๐œ๐ซ๐ข๐ญ๐ž́ ๐ช๐ฎ’๐ข๐ฅ๐ฌ ๐ฏ๐จ๐ฎ๐ฅ๐š๐ข๐ž๐ง๐ญ ๐ ๐ฅ๐จ๐ซ๐ข๐Ÿ๐ข๐ž๐ซ,
Ne nous atteindra pas, nous l’avons rejetรฉe.
รŠtre bรชte n’est pas "cool", c’est une prison,
Nous cherchons la grandeur, l’unisson.

๐Ž๐ง ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐œ๐ฎ๐ฅ๐ฉ๐š๐›๐ข๐ฅ๐ข๐ฌ๐š๐ข๐ญ ๐ฉ๐จ๐ฎ๐ซ ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ž́๐œ๐ซ๐š๐ฌ๐ž๐ซ,
Mais nous portons notre dignitรฉ fiรจrement hissรฉe.
Le systรจme tremble face ร  notre unitรฉ,
Car le peuple debout est une armรฉe.

๐„๐ญ ๐ช๐ฎ๐š๐ง๐ ๐ข๐ฅ๐ฌ ๐ฏ๐ž๐ฎ๐ฅ๐ž๐ง๐ญ ๐ฅ๐ข๐ซ๐ž ๐๐š๐ง๐ฌ ๐ง๐จ๐ฌ ๐š̂๐ฆ๐ž๐ฌ,
Nous les รฉblouissons par nos flammes.
Le Sรฉnรฉgal n’est pas un pion, mais une nation,
Qui se dresse, invaincue, avec passion.

๐—ฆ๐—ผ๐—ป๐—ธ๐—ผ ๐—บ๐—ผ๐˜† ๐——๐—ถ๐—ผ๐—บ๐—ฎ๐˜†๐—ฒ ๐ž๐ฌ๐ญ ๐ฅ๐š ๐ฏ๐จ๐ข๐ฑ, ๐ฆ๐š๐ข๐ฌ ๐ง๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฌ๐จ๐ฆ๐ฆ๐ž๐ฌ ๐ฅ’๐ž́๐œ๐ก๐จ,

Un torrent d’idรฉes, un vent nouveau.
Les Flammes du Soleil brรปlent dans nos cล“urs,
Portant un Sรฉnรฉgal libre, sans peur.

๐—”๐—น๐—ผ๐—ฟ๐˜€ ๐—บ๐—ฎ๐—ฟ๐—ฐ๐—ต๐—ฒ, ๐—ผ̂ ๐—ฝ๐—ฒ๐˜‚๐—ฝ๐—น๐—ฒ ๐—ฑ๐—ฒ ๐—ก๐—ฑ๐—ฎ๐—ธ๐—ฎ๐—ฎ๐—ฟ๐˜‚, ๐—ฑ๐—ฒ ๐——๐—ท๐—ผ๐—น๐—ผ๐—ณ

Ta terre appelle, ton histoire surgit des cailloux.
Sous les รฉtoiles d’une nuit รฉclairรฉe,
Les Flammes du Soleil annoncent ta libertรฉ.

 ๐—›๐—ฒ́๐—ฟ๐—ถ๐˜๐—ฎ๐—ด๐—ฒ๐˜€ ๐— ๐˜‚๐—ฟ๐—บ๐˜‚๐—ฟ๐—ฒ́๐˜€, ๐—”̂๐—บ๐—ฒ๐˜€ ๐—˜́๐˜ƒ๐—ฒ๐—ถ๐—น๐—น๐—ฒ́๐—ฒ๐˜€


Rรฉciter Nietzsche, est-ce embrasser la pensรฉe, Ou n'est-ce qu'un รฉcho sans l'ombre d'une idรฉe ?
Les mots de Schopenhauer, de Kierkegaard le sage,
Sont-ils tiens, ou reflets d'un ancien paysage ?

Les thรฉories d'Adam Smith,de Ricardo, de Keynes,
Sortent-elles de ta bouche comme de vaines rengaines ?
Sans l'esprit critique, sans l'รขme qui s'รฉveille,
Ces noms illustres restent des coquilles sans merveille.

Rรฉciter les articles, les codes, la constitution,
Est-ce lร  le chemin vers la juste action ?
Sans comprendre l'essence, sans saisir la raison,
La justice demeure une pรขle illusion.

รŠtre fils de saints hommes, de guides vรฉnรฉrรฉs,
Fait-il de toi un รชtre spirituellement รฉclairรฉ ?
La foi ne se transmet pas par le sang hรฉritรฉ,
Mais par le cล“ur ouvert et l'รขme en quรชte de vรฉritรฉ.

La droiture, le patriotisme, la justice enflammรฉe,
Ne sont pas des prรฉsents par la naissance octroyรฉs.
Ils se forgent dans l'action, dans le choix dรฉlibรฉrรฉ,
D'une vie menรฉe avec intรฉgritรฉ.

Ainsi, ne te contente pas de rรฉciter ou d'hรฉriter,
Mais plonge en toi-mรชme pour vraiment incarner,
L'intellectuel, le spirituel, le juste dรฉsirรฉ, Par tes propres actes, ton essence rรฉvรฉler.

Amiharbi Eyeug

 Le venin delร  haine


La haine, sombre malรฉdiction,
N'รฉclabousse jamais sa cible,
Elle s'insinue, lente infection,
Dans le cล“ur de celui qui la cultive.

Tel un serpent lovรฉ dans l'ombre,
Elle siffle des mots venimeux,
Et pourtant, c'est dans son propre antre,
Que se rรฉpand son feu furieux.

Rancune, amรจre et silencieuse,
Poisons aux chaรฎnes invisibles,
Elle fait de l'รขme, une terre rugueuse,
Un dรฉsert d'รฉpines, un exil terrible.

Alors, dรฉlaisse cette armure rouillรฉe,
Fais place ร  l'eau claire du pardon,
Lave-toi des hivers d’animositรฉ,
Cueille la paix dans un nouveau sillon.

Car souvent, le monstre qui nous hante,
N'est qu'une ombre crรฉรฉe par nos peurs,
Et dans l'esprit, la douleur se plante,
Bien plus que dans le creux des heures.

Respire, dรฉfais-toi du fardeau,
De l'imaginaire, bรขtis un chรขteau,
Oรน l'amour, lumiรจre douce et pure,
Te dรฉlivre enfin de cette obscure torture.